Recherche personnalisée
 PortailPortail   CalendrierCalendrier   FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   PréférencesPréférences   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
TrombinoscopeTrombinoscope
Ajouter ce site dans vos favoris

Calendrier 
Textes de poésie classique et structurée

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    PoemesFabuleux Index du Forum -> Concours -> Archives des concours
News
 
Attention, avis à la population, il ne reste que 30 jours pour choisir nos poèmes concours, sans vos votes, les concours seront menacés d'extinction. Merci pour votre compréhension. Bonne semaine à tous.... Bises chaleureuses...
 

Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  

Quel poème préférez-vous ?
Texte 1 de Pierre-Etienne
80%
 80%  [ 8 ]
Texte 2 de Lalos
10%
 10%  [ 1 ]
Texte 3 de Epervier
10%
 10%  [ 1 ]
Total des votes : 10

Auteur Message
véro
Administratrice


Sexe: Sexe:Féminin
Humeur: :Cool
Inscrit le: 20 Aoû 2006
Messages: 6971
Localisation: posée sur votre coeur

MessagePosté le: Dimanche 06 Janvier 2008 à 21:36    Sujet du message: Textes de poésie classique et structurée Répondre en citant

Texte 1 : Pierre-Etienne

Pierre-Etienne a écrit:
Mai 1945

Le printemps… La victoire… Pourtant Paris empeste !
La rue du Paradis porte si mal son nom…
Des spectres effarés hantent la gare de l’Est.
Ils ont croisé la mort… Dans les camps, sur le front…
Je suis là, immobile, somnambule égaré ;
La foule me charrie, enthousiaste ou en larmes.
Je suis le bateau ivre que bat une marée
De passants, de putains et de soldats sans armes.

Je m’accroche au portrait qui m’a gardé en vie.
Tes yeux noirs, tes cheveux endeuillés de bonheur…
Rachel, ô mon amour, toi que la barbarie
D’une étoile dorée a frappée en plein cœur.
Trois années depuis l’aube où tu as disparu,
Trois années à chercher un sens à l’avenir,
Trois ans où j’ai pleuré chaque jour dans ta rue,
Trois ans à réciter le même souvenir.

La nuit tombait à peine, déjà le couvre-feu…
Leurs bottes martelaient un hymne pour l’enfer.
Ma main comme un étau, ta bouche comme un adieu,
Notre dernier baiser sous la porte cochère.
Que la nuit semble longue quand on vous vole un rêve !
Un passant m’a tendu une photo froissée ;
J’ai porté ton portrait lentement à mes lèvres,
L’homme haussa les épaules, partit d’un pas pressé.

Aujourd’hui, nous dit-on, le monstre est terrassé.
Aux fenêtres ouvertes les drapeaux refleurissent,
On fusille sans procès, des femmes sont rasées,
De zélés patriotes réinventent la justice…
Soudain un haut-parleur… La foule se retire.
Une jeune infirmière me saisit par le bras :
«Vous avez entendu, Monsieur ? Il faut partir.
Venez. Je dois me rendre à l’hôtel Lutétia. »

Dieu, pourrais-je oublier ce rendez-vous funèbre ?
Quel artiste oserait une telle peinture ?
Des morts regrettant la noirceur des ténèbres
Errant dans un palace changé en sépulture.
D’un cadavre debout j’ai reconnu les yeux ;
Par-delà sa pâleur, j’ai perçu ta beauté.
Et sur ton maigre bras j’ai lu à l’encre bleue
Tout ce que l’homme en lui puise de cruauté.

Nous sommes restés debout, sans mot dire, face à face.
J’ai posé sur ta joue ma main sans te nommer ;
Et j’ai dû bredouiller à ta statue de glace :
« La vie l’emportera puisque l’on va s’aimer. »



Texte 2 : Lalos

Lalos a écrit:
Qui es tu toi qui t'arroges le droit de juger
Qui es tu qui t'arroges le droit de me juger

Tu es fier de ton pouvoir
Fort du bras qui t'a armé
Jamais tu n'as vacillé
Pour répondre à ton devoir

Qui es tu toi qui t'arroges le droit de juger
Qui es tu qui t'arroges le droit de me juger

Ils étaient tout comme toi
Celles et ceux de l'infâmie
Qui par des ordres impis
Tuèrent sans foi ni loi

Qui es tu toi qui t'arroges le droit de juger
Qui es tu qui t'arroges le droit de me juger

Tu es comme tous les autres
La poussière du néant
Crois moi si tu peux vas t'en
De la paix deviens l'apôtre

Qui es tu toi qui t'arroges le droit de juger
Qui es tu qui t'arroges le droit de me juger

Change ta vie et ton âme
Près de toi répands l'amour
Le don de soi sans retour
Kaddish ou épithalame

Qui es tu toi qui t'arroges le droit de juger
Qui es tu qui t'arroges le droit de me juger



Texte 3 : Epervier

epervier a écrit:
L’enclume.-

Des bras acérés, le fouet magique.
Langue étouffée, gardien diabolique.
De la substance sanguinaire, le noir.
Nudité exemplaire, terrible soir.

La parole blessée, l’affront suprême.
Silence obligé, l’odieux extrême.
Un cœur titube, désespoir incroyable.
Croire malgré tout, l’impensable.

Un corps dominé, des mains jouissives.
Un plaisir raffiné, nuits permissives.
La colère certaine, le barbelé ennuagé.
L’agenouillement, l’esclave dépossédé.

Venu le jour d’une plume à la volée.
Dénonciation, l’âme énoncée.
Un soleil, une liberté, doux espoir.
Des pas rosés, la vie, la concevoir.

André, épervier

_________________
.... IMPORTANT !
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer un e-mail Visiter le site web de l'utilisateur MSN Messenger
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    PoemesFabuleux Index du Forum -> Concours -> Archives des concours Toutes les heures sont au format France Heure d'hiver
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
Le forum est en ligne depuis : 2 années 3 mois 20 jours 5 heures 22 minutes



Publicités ou partenaires




 

Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
phpBB SEO
Traduction par : phpBB-fr.com